Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 18:30

L’événement est considéré comme « historique ». C’est en tous les cas une grande première et on doit la situer dans le débat qui fait rage aux États-Unis sur l'ObamaCare et bien d'autres préoccupantes « questions de société ».
Le cardinal Francis George, archevêque de Chicago, et président de la Conférence épiscopale des États-Unis, a été invité le 23 février dernier par la Brigham Young University (Provo, Utah) qui se trouve être l’université de la Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, c’est-à-dire des mormons ! Le cardinal avait répondu à l’invitation des dirigeants mormons de l’université pour y prononcer un discours sur le thème : « Catholiques et Saints des Derniers Jours (Latter-day Saints) : partenaires dans la défense de la liberté religieuse. » C’est le premier cardinal de la Sainte Église catholique a y avoir jamais été invité.
Cela pourra surprendre quelques lecteurs français rendus méfiants par des comportements d’épiscopes nationaux, ou éprouvant quelques dubia sur la « liberté religieuse ». Mais, dans ce cas particulier, nous sommes dans un contexte américain et même si le discours du cardinal ne le précise pas, les catholiques et les mormons ont été, notamment, le fer de lance de la campagne qui s’est déroulée avec succès en Californie pour faire annuler par référendum la loi de l’État sur le “mariage” entre personnes de même sexe. Un succès qui a coûté cher aux mormons : nombreux fidèles agressés et molestés par les homosexualistes, un temple réduit en cendres…
Le cardinal n’a pu que saluer les combats communs menés par les catholiques et les mormons, combats qu’il qualifie de « rempart vital » contre ceux qui, dans la société américaine, veulent « réduire la religion à une réalité purement privée » ou s’attaquent à la liberté de conscience : « Quand le gouvernement omet de protéger les consciences de ses citoyens, il revient aux institutions religieuses de les défendre. » La vraie liberté religieuse, souligne le cardinal, ne signifie pas seulement la liberté de rendre un culte ou « des droits individuels au respect des consciences tant que cela ne gêne personne », mais elle signifie le droit « de s’exprimer dans l’arène publique ». Le cardinal a déclaré ne pouvoir que se louer de la coopération entre catholiques et mormons pour défendre les droits à la conscience des personnels de santé et des institutions qui ne veulent pas participer à l’avortement ou à l’euthanasie, et défendre la conception du mariage en tant qu’union d’un homme et d’une femme.
Les 22 700 mormons présents au Mariott Center, situé sur le campus de l’université, firent une ovation debout au cardinal George à l’issue de son discours…



Par Daniel HAMICHE - Publié dans : œcuménisme
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 16:48

Nous sommes au huitième jour de la campagne de Carême des 40 Days for Life, et je voudrais d’abord remercier les 7 nouveaux inscrits à notre chaîne de prière, qui portent désormais à 366 le nombre connu par moi de membres de notre pieuse cohorte. Un grand merci à tous, mais que les autres sachent bien qu’il n’est pas trop tard pour prier aux intentions des 40 Days for Life : on peut à tout instant s’inscrire. Merci de me le signaler ici.

Dans son bulletin d’aujourd’hui, David Bereit nous donne quelques informations sur la campagne de 40 Days for Life qui se mène aussi en dehors des États-Unis.
Au Canada, par exemple, ce sont sept vigiles qui ont pu être organisées cette année : Calgary, Edmonton, Red Deer (Alberta), Toronto et Guelph (Ontario), Montréal (Québec) et Kelowna (Colombie Britannique).
En Australie, trois vigiles ont été organisées cette année : Sydney (Nouvelle Gales du Sud), dont c’est la première participation à la campagne (voir photo de la vigile de lancement ci-dessous), Melbourne (Victoria) et Brisbane (Queensland). À signaler pour Sydney le soutien enthousiaste de l'évêque auxiliaire de l'archidiocèse, Mgr Julian Porteous, qui a déclaré : « En tant de société, nous ne pouvons pas nous permettre d'accepter le fait de l'avortement, parce que ce serait partager l'opinion que l'on peut se passer de la vie humaine. »

sydney



Enfin, plus près de chez nous, en Irlande du Nord deux vigiles se déroulent en ce moment : à Belfast et à Derry…
Pas de frontières donc, pour les défenseurs de la Vie. Nous participons tous à une « internationale » : celle de la Vie. « Défenseurs de la Vie de tous les pays, unissez-vous ! ».



Par Daniel HAMICHE - Publié dans : évangile de la vie
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 07:00

Le Saint Père a nommé hier l’abbé Terry R. LaValley 14ème évêque d’Ogdenburg (New York) et Monseigneur Joseph C. Bambera 10ème évêque de Scranton (Pennsylvanie).


LaValley1a

L’abbé Terry R. LaValley est né le 26 mars 1956 à Mooers Forks (New York) et fut ordonné prêtre pour le diocèse d’Ogdenburgh le 24 septembre 1988. Il succède à Mgr Robert J. Cunningham qui avait été désigné au siège de Syracuse le 21 avril 2009. L’abbé LaValley avait été nommé administrateur diocésain après le départ de Mgr Cunningham.
Le diocèse d’Ogdenburg fut érigé en 1872. Il compte 116 000 catholiques (population totale : 499 700) , 119 prêtres et autant de paroisses.


Bambera

Monseigneur Joseph C. Bambera est né le 21 mars 1956 à Carbondale (Pennsylvanie) et fut ordonné prêtre pour le diocèse de Scranton (Pennsylvanie) le 5 novembre 1983. Il succède à Mgr Joseph C. Martino qui avait donné sa démission de sa charge épiscopale le 31 août dernier. Monseigneur Bambera avait été nommé délégué pour le diocèse du cardinal Justin Rigali, archevêque de Philadelphie et administrateur apostolique de Scranton après le départ de Mgr Martino.
Le diocèse de Scranton fut érigé en 1868. Il compte 316 825 catholiques (population totale : 1 095 092), 352 prêtres et 178 paroisses.



Par Daniel HAMICHE - Publié dans : épiscopat
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 19:18

C’est Thomas Peters, l’American Papist, qui nous en avertit aujourd’hui : la Catholic Medical Association vient, sous la forme d’une lettre ouverte à Obama et au Congrès, d’indiquer sa “prescription” au chef de l’exécutif et au législateur américain. Cette “presciption est quadruple” (il s’agit ci-dessous d’une synthèse de la lettre ouverte) :

1. « S’engager à un véritable processus bi-partisan. Une loi sociale d’une telle ampleur ne peut être passée sans un consensus clair du législateur Républicain ou Démocrate, et sans celui du peuple américain. »
  • Remarques : pour ce qui est du peuple américain, il est dans une écrasante majorité opposé à tout financement de l’avortement sur fonds publics fédéraux et à toute obligation de contracter une police d’assurance santé qui inclurait le remboursement de l’avortement. Si le projet de loi de la Chambre des Représentants a bien été voté sur cette ligne, celui du Sénat l’ignore et la “synthèse Obama” n’en tient pas davantage compte. La Maison Blanche est par ailleurs tout à fait disposée à user de tous les subterfuges de procédure parlementaire, notamment celle dite de « réconciliation budgétaire » (budget reconciliation) qui permet d’inscrire une loi sur l’agenda du Sénat avec seulement 51 voix alors qu’il en faut ordinairement 60… Obama ne semble pas disposé à un « véritable processus bi-partisan »…
2. « S’assurer que les efforts pour l’assistance aux pauvres et aux personnes sans couverture santé soient efficaces et supportables économiquement : une loi réformant le système de santé doit être fondée sur des principes économiques solides. »
  • Remarques : les deux projets de loi et la “synthèse Obama”, en matière de couverture santé, laisseront “sur le carreau” des millions d’Américains, malgré son coût prohibitif : mille milliards de $ sur 10 ans. Où trouver cette énorme masse d’argent dans un pays en crise ?
3. « Respecter la relation médecin-patient. Le trop haut niveau de réglementations et de contrôles gouvernementaux que prévoient les deux projets de loi (Chambre et Sénat) sera nocif pour la pratique médicale. »
  • Remarques : ce n’est pas la première fois que je dénonce ObamaCare comme un système de santé socialiste : loin de guérir les défauts du système actuel – qui est loin d’être parfait ! – il va les aggraver.
4. « Respecter les droits humains et constitutionnels fondamentaux. Le système de santé procure beaucoup de biens à l’homme et peut être sujet à beaucoup de revendications de droits. Toutefois, il n’est pas de droit plus fondamental que le droit à la vie, et aucun droit n’est plus au cœur de la Constitution américaine que le droit à la liberté de conscience et de religion. La loi ne doit pas obliger à un quelconque financement public de l’avortement ou à le procurer activement. En outre, les droits à la liberté de conscience et de religion des personnels de santé doivent être protégés de manière plus complète dès lors que progresse le pouvoir réglementaire gouvernemental. »
  • Remarques : ce sont là des points fondamentaux : respect de la vie et respect des consciences. L’ObamaCare en est très, très loin… C’est pourquoi il est indispensable de le combattre. Je pense que nous aurons demain la réaction de l’épiscopat américain, mais d’ores et déjà, le ton est donné.

Catholic Medical Asociation




Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Obamacare vs. catholiques
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 17:00

Sitôt connue la “synthèse Obama”, Bill Donohue, président de la Catholic League, a fait paraître ce communiqué laconique et définitif (22 février).

« À chaque fois qu’on interroge les porte-parole du président Obama sur le projet de loi de la santé du Sénat qui autorise le financement fédéral de l’avortement, ils répliquent qu’aucun des projets de loi avancés n’est celui du Président. De plus, le Président, disent-ils, ne signera jamais une loi réformant le système de santé qui financerait l’avortement.
L’affaire est désormais réglée, une fois pour toutes. La proposition personnelle du président Obama
[la “synthèse Obama”] qui modifie certains détails du projet de loi du Sénat, vient d’être publiée. Selon Newsweek, “le Président n’a pratiqué aucune modification  aux phrases controversées concernant l’avortement, contenues dans le projet de loi du Sénat.”
Même s’il est vrai que le camp pro-avortement ne sera pas satisfait par le Président qui n’a pas effacé quelques restrictions que ce camp déplore, le fait demeure que le président Obama aurait pu adopter les phrases pro-vie contenues dans le projet de loi de la Chambre
[l'amendement Suppak]. Qu’il ne l’ait pas fait est ce qui importe le plus. »



Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Obamacare vs. catholiques
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 15:31

obama health ap 328


La Maison Blanche a rendu publique hier la “synthèse ” que ses experts ont concocté entre les projets de loi réformant le système de santé votés par la Chambre des Représentants puis par le Sénat. Il s’agit donc de la “synthèse Obama” qui a immédiatement suscité une levée de boucliers des Républicains, des Démocrates pro-vie et de nombreuses associations pro-vie aux États-Unis. Douglas Johnson, le directeur pour les affaires législatives du National Right to Life Committee, a confié à LifeSiteNews : « Si tous les changements proposés par le Président sont acceptés, le texte de loi qui en résultera autorisera le financement direct de l’avortement à la demande  par le truchement des Community Health Centers, il instituera l’usage de subventions fédérales pour les plans privés de couverture-santé qui incluront l’avortement à la demande (y compris dans certains plans gérés au niveau fédéral), et autorisera des contraintes fédérales qui exigerontt que même des plans de couverture-santé non subventionnés comportent [le remboursement] de l’avortement à la demande. »



Par Daniel HAMICHE - Publié dans : ObamaCare/Health Care Bill
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 12:46

Plutôt que de longs commentaires, je traduis à votre intention ce que je viens de recevoir de David Bereit. Émouvant et époustouflant…

« Tôt dimanche matin, notre coordinateur local, Ernie Cyr, a fait passer un message urgent aux volontaires de 40 Days for Life à Pensacola, Floride. Il venait de découvrir que des avortements seraient pratiqués dans le seul avortoir de la ville. Oui, vous avez bien lu, le Jour du Seigneur.
La demande de prières d’Ernie aux volontaires de la vigile des 40 Days for Life fut très rapidement exaucée. Mais il allait devenir très vite évident que les prières elles-mêmes allaient l’être aussi.
Une femme arriva en voiture et annonça aux participants à la vigile : “J’ai appelé ma sœur et je l’ai convaincue de ne pas subir un avortement”.
Ce ne fut pas très simple : sa sœur était déjà dans le bâtiment. La femme prit son téléphone et essaya de joindre sa sœur, mais l’employé de l’avortoir refusa de passer la communication.
À la fin, la femme dit à l’employé que c’était une urgence, qu’elle DEVAIT parler à sa sœur de TOUTE URGENCE. L’employé renâcla mais fini par accepter de les mettre en contact. La femme expliqua à sa sœur qu’il y avait de bien meilleures options que de mettre un terme à la vie de son enfant à naître.
Elle écouta… et décida de décommander l’avortement.
La femme put entrer dans le bâtiment, emmener sa sœur et retourna voir les volontaires pro-vie.
“Quand la jeune [future] mère sortit, elle semblait hébétée et égarée”, raconte Ernie, “comme si elle portait le poids du monde sur ses épaules”.
Elle était encore dans un état de choc consécutif au fait qu’elle avait été à deux doigts d’avorter de son enfant. “C’était si affreux là-dedans” déclara-t-elle. “Le bruit dans cet endroit est affreux”.
Un conseiller d’un Centre urgence grossesse put lui indiquer tous les aides et services médicaux gratuits dont elle pourrait profiter tout au long de sa grossesse, ainsi que les services communautaires qui pourraient l’aider jusqu’à ce que son enfant soit en âge d’aller à l’école.
Ernie lui demanda si elle avait pu se faire rembourser. “Elle nous a dit qu’elle avait déboursé 525 $ pour l’avortement mais qu’on ne lui en rendrait qu’environ 300, alors je luis ai dit qu’elle pouvait totalement compter sur la communauté pro-vie de Pensacola”. Il a déjà lancé une collecte.
“Je lui ai dit que tout se passerait bien parce qu’elle a pris la décision de donner la vie” déclare-t-il. “Dieu a fait épauler cette femme par la communauté pro-vie de Pensacola. Et nous ne faillirons pas envers elle !”.
Magnifique information ! Mais vous savez quoi ? Il y a plus !
“On compte 6 – oui, six – autres mamans qui ont choisi la vie pour leurs bébés” nous raconte Ernie. “Dieu soit loué ! Les femmes fuyaient littéralement l’avortoir aujourd’hui !”.
Ernie a qualifié cela de “miracle smashé.” »


Un grand merci aux 24 nouveaux qui, depuis hier, sont venus compléter notre chaîne de prières. Nous sommes désormais (au moins) 359 ! et je n’en reviens pas. Vous pouvez toujours vous inscrire (c’est ici) et en parler autour de vous…




Par Daniel HAMICHE - Publié dans : évangile de la vie
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 07:00

Je préfère ne faire aucun commentaire ! Cette courte vidéo que diffuse l’agence de presse américaine Catholic News Agency se suffit à elle-même (elle a été tournée au Costa Rica – mais elle aurait pu l’être en France… La dame en question est la maîtresse d’un certain Otto Guevara, ancien candidat à l’élection présidentielle au Costa Rica. Visiblement, l’hostie n’est pas à son goût et ce qu’elle n’a pas fini de consommer, elle le met dans la poche de la chemisette de son amant. Charmant tableau ! Voilà une des raisons pour lesquelles je n’ai jamais été, je ne suis pas et je ne serai jamais favorable à la réception de l’Eucharistie dans la main.





Mise à jour à 9 h 25 : beaucoup plus d'informations sur ce scandale sur le blogue de Jeanne Smits : ici.



Par Daniel HAMICHE - Publié dans : médias et journalistes catholiques
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 17:59

Présidente de l’association American Life League, la plus puissante organisation pro-vie de laïcs catholiques aux États-Unis, Judy Brown est aussi membre de l’Académie Pontificale pour la Vie. Elle vient de demander, ce 19 février, des excuses de son président l’archevêque Salvatore (Rino) Fisichella, pour ses commentaires sur la déplorable “Affaire de Recife” et s’associe pleinement à la démarche rendue publique par cinq autres membres éminents de l’Académie qui ont dénoncé le 18 février le refus de Mgr Fisichella de rétracter ses propos et demandé le départ du président de l’Académie.
Voici l’intégralité du texte de Judy Brown Il est un peu long mais mérite d’être lu avec attention ainsi que la « Déclaration des Cinq ».

« Récemment, s’est tenue au Vatican une réunion de l’Académie Pontificale pour la Vie. Il avait été insinué par quelques membres de cette Académie avant qu’elle se réunisse, qu’il pourrait y avoir quelques étincelles en raison de déclarations discutables faites par le président de l’Académie, l’archevêque Rino Fisichella, au cours de l’année écoulée. En qualité de membre de cette Académie, j’ai amplement commenté ces déclarations et je me suis associée à mes confrères de l’Académie dans leur contestation des déclarations et dans leur demande d’une mise au point du Saint Père.
Pour ceux qui ne sont pas au courant de la nature problématique des commentaires de l’archevêque, la chose pourrait sembler hors de propos, mais tel n’est pas le cas. En mars 2009, une fillette brésilienne de neuf ans qui avait été violée par un membre de sa famille fut diagnostiquée comme étant enceinte de jumeaux. La mère de la fillette tomba d’accord avec les médecins – tous catholiques – pour que les jumeaux soient avortés. Réagissant à cette affaire, l’archevêque d’Olinda et Recife, Jose Cardoso Sobrinho, déclara qu’il excommuniait les médecins et la mère de la fillette. À la suite du tollé qui suivit la déclaration de l’archevêque, le cardinal Re du Vatican, qui préside la Congrégation pour les évêques et la Commission pontificale pour l’Amérique latine, confia au quotidien italien La Stampa que l’archevêque avait eu raison d’excommunier la mère et les médecins. “C’est une affaire triste, mais le vrai problème c’est que les deux jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes qui avaient le droit de vie et qu’on ne pouvait pas éliminer”, déclara-t-il.
Toutefois, l’archevêque Rino Fisichella, président de l’Académie Pontificale pour la Vie exprima son désaccord. L’agence Zenit a rapporté ainsi ses propos : “L’archevêque a déploré l’image donnée par l’Église dans cette affaire : ‘avant de songer à l’excommunication, il était nécessaire et urgent de protéger la vie innocente de cette fillette et de la ramener à un niveau d’humanité dont nous, hommes d’Église, devrions être les hérauts et les maîtres expérimentés.’ Dans cette affaire, a-t-il déclaré, la fillette ‘aurait du d’abord être défendue, ambrassée, caressée avec tendresse afin de lui faire sentir que nous étions tous avec elle.’ Il a précisé que les réactions ‘précipitées’ de l’archevêque Sobrinho avaient causé du ressentiment et sapé la crédibilité de l’enseignement de l’Église, ‘qui aux yeux de beaucoup semble insensible, dépourvue de compréhension et manquant de pitié.’
À la suite de ce que j’ai considéré personnellement comme une déclaration imprudente de l’archevêque Fisichella, je lui a écrit une lettre demandant un éclaircissement. Avant cela, j’ai publiquement félicité l’archevêque brésilien pour avoir défendu la vérité de l’enseignement catholique et avoir agit conformément à cet enseignement. Dans les jours et les semaines qui suivirent, de nombreux membres de l’Académie Pontificale exprimèrent de semblables préoccupations sur les malheureuses remarques de l’archevêque. À ma connaissance, aucun des membres n’a reçu de réponse adéquate de l’archevêque Fisichella.
Il est triste que cette affaire n’ait pas été résolue avant ou pendant la réunion des 11 au 13 février de l’Académie, et cela a eu pour conséquence que la déclaration suivante a été publiée par cinq membres de l’Académie. Comme je le leur ait dit, j’aurais été enchantée de signer cette déclaration si j’avais été présente à cette réunion, mais des problèmes de santé m'en ont empêché. En conséquence, je publie ici cette déclaration à laquelle je joins ma voix et mon accord en raison de ses mots choisis et précis venant en défense de la vérité catholique :

“La contestation de la position de l’archevêque Mgr Rino Fisichella à la présidence de l’Académie pontificale pour la vie, attendue par nombre de commentateurs, n’a pas eu lieu la semaine dernière lors de l’assemblée de l’Académie. Pourquoi ? Essentiellement en raison d’une décision politique prise par nombre des signataires de la lettre du 2 avril 2009 à Mgr Fisichella et d’une lettre subséquente adressée au cardinal Levada, le 1er mai 2009, cherchent à obtenir la correction d’une impression gravement trompeuse à propos de l’enseignement de l’Église à propos de l’avortement direct créée par l’article de Mgr Fisichella dans L’Osservatore Romano du 15 mars 2009. Les raisons de cette décision politique furent doubles : (a) une contestation ouverte de Fisichella lors de l’assemblée aurait divisé l’Académie, pas nécessairement parce que les membres de l’Académie étaient en accord avec son comportement mais parce que nombre d’entre eux auraient considéré inapproprié le fait de traiter ainsi une personnalité nommée par le Pape, qui se trouve être également archevêque. De plus, une contestation ouverte par des Académiciens laïcs auraient fait courir le risque de voir la Curie serrer les rangs autour de Fisichella en raison de la culture cléricale de cette entité, et ce malgré l’absence de soutien à son égard en plusieurs endroits. (b) Il existe une information crédible selon laquelle Fisichella est largement perçu au sein de la Curie comme étant un président de l’APV inadéquat et il existe un espoir raisonnable que le Saint Père soit amené à reconnaître qu’il est nécessaire de lui fournir une occupation mieux adaptée à ses capacités.

L’absence d’une contestation ouverte à l’égard de Fisichella a créé la malencontreuse impression que les Académiciens soutiennent sa présidence, de manière résignée ou autre. Cette impression, il a évidemment tout intérêt à la faire circuler. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité, et l’une des principales raisons pour laquelle cela est faux réside dans l’allocution gravement inconsidérée qu’il a prononcée lors de l’ouverture de l’assemblée. Il n’a pas fait montre de la moindre prise de conscience des effets gravement dommageables de son article dans L’Osservatore Romano du 15 mars 2009 ni de sa propre responsabilité par rapport à ces effets. Il a décrit les efforts respectueusement menés par les académiciens en vue d’en obtenir une rectification par lui (qu’il avait rejetés à l’époque) comme des attaques personnelles à son encontre motivée par la ‘rancune’ : aucun des signataires n’avait la moindre raison d’entretenir de tels sentiments vis-à-vis de lui. Il a soutenu que la ‘Clarification’ publiée par la suite le 11 juillet 2009 par la Congrégation pour la doctrine de la Foi lui avait donné raison. En d’autres termes, il ne rétractait rien de ce qu’il avait dit dans son article. Fisichella est en mesure de soutenir cela avec une certaine vraisemblance en raison du malencontreux premier paragraphe de cette ‘Clarification’ qui est ainsi libellé :

    ‘Diverses lettres sont récemment parvenues au Saint-Siège, notamment de la part de hautes personnalités de la vie politique et ecclésiale, qui nous ont informé de la confusion créée dans plusieurs pays, surtout en Amérique Latine, suite à la manipulation et à l'instrumentalisation d'un article de Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie pontificale pour la vie, sur les tristes événements concernant la ‘petite fille brésilienne’.’ [C’est nous qui soulignons.]

Ce qui n’est pas généralement connu du public, c’est qu’il ne s’agit pas là de la rédaction originelle du paragraphe introductif qu’il était prévu de publier dans L’Osservatore Romano. Fisichella a eu accès au texte avant sa publication et a demandé que le paragraphe d’origine soit modifié afin de paraître tel qu’il a finalement été publié. Ainsi obtenait-il la possibilité de décliner, avec l’autorité apparente de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, toute responsabilité quant à l’impact dommageable de son article sur la défense de vies humaines innocentes à naître. La responsabilité de ces dommages causés par son article est ainsi entièrement imputable à la manière dont d’autres l'ont ‘manipulé et instrumentalisé’ ! Mais non content de décliner toute responsabilité à propos des dommages causés par son article, Fisichella, dans son allocution à l’assemblée le 11 février, a soutenu que la justification portait sur l’ensemble de son article. Cette assertion est vraiment grave dans la mesure où l’implication évidente de la lettre de son article est bien qu’il est des situations difficiles où les médecins jouissent d’une latitude quant à l’exercice autonome de la conscience lorsqu’il s’agit de décider s’il faut ou non pratiquer un avortement direct. Il semblerait, dès lors, que la ‘Clarification’ de la Congrégation pour la doctrine de la Foi n’est pas parvenue à clarifier l’esprit de Mgr Rino Fisichella, et, si c’est le cas, une question troublante en résulte quant à l’efficacité réelle qu’a eue la ‘Clarification’ pour dissiper la compréhension erronée de l’enseignement de l’Église à propos de l’avortement direct répandue par l’article du 15 mars 2009.
Loin de créer l’unité et l’harmonie authentique au sein de l’Académie, l’allocution de Mgr Fisichella le 11 février a eu pour effet de confirmer dans les esprits de beaucoup d’académiciens l’impression que nous sommes conduits par un ecclésiastique qui ne comprend pas ce qu’entraîne le respect absolu des vies humaines innocentes. C’est un état de fait absurde au sein d’une Académie pontificale pour la Vie, mais il ne peut être rectifié que par ceux qui sont responsables de sa nomination au poste de président.

- Professeur Luke Gormally, membre ordinaire de l’Académie ; ancien Directeur (1981-2000), The Linacre Centre for Healthcare Ethics, Londres, Royaume-Uni.
- Mme Christine de Marcellus de Vollmer, membre ordinaire de l’Académie ; présidente de l’Alliance pour la Famille, Vénézuéla.
- Mgr Michel Schooyans, membre ordinaire de l’Académie, Professeur émérite de l’Université de Louvain, Belgique.
- Dr. Maria Smereczynska, membre correspondant de l’Académie, Pologne.
- Dr. Thomas Ward, membre correspondant de l’Académie, president de l’Association nationale des familles catholiques, médecin généraliste à la retraite, Royaume-Uni.”

Cette déclaration, publiée le 16 février 2010, n’est pas seulement précise, mais dictée par les principes, courageuse et définitive. Je soutiens mes cinq confrères membres de l’Académie et je prie Dieu que l’archevêque Rino Fisichella finisse pas voir le dommage causé par ses imprudents commentaires passés, qu’il les corrige publiquement et qu’il se réconcilie avec ceux des membres de l’Académie qui ont pris cette position publique pour s’efforcer d’apporter une guérison fondée sur la vérité du Christ plutôt que sur la politique ecclésiale. »



1. Je reprends ici la traduction que Jeanne Smits a réalisée et mise sur son blogue dès le 18 février. Je ne puis qu'inviter mes lecteurs à visiter régulièrement cet excellent blogue de défense de la vie partout dans le monde et qui publie fréquemment des inédits en français. Le blogue de Jeanne Smits, tout comme americatho, est membre du portail Riposte Catholique, une autre excellente initiative qui est aussi à soutenir de toutes nos forces !





Par Daniel HAMICHE - Publié dans : évangile de la vie
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 15:57

Clericus logo menu


La quatrième Clericus Cup, une compétition de football qui oppose annuellement à Rome des équipes constituées de séminaristes des seize séminaires étrangers à Rome, vient de commencer samedi dernier. Et elle vient de commencer par une première victoire des North American Martyrs, l’équipe constituée par les séminaristes américains du Pontifical North American College, remportée sur celle des très redoutés séminaristes du Brazilian College… Par 4 buts contre 3 les Américains l’ont emporté sur les Bésiliens après une anxieuse série de tirs au but, la rencontre s’étant soldé dans les temps réglementaires par un match nul : 1 à 1.
Ce sont de bons débuts pour les Martyrs, mais ils vont devoir affronter la redoutable équipe des Redemptoris Mater (le séminaire des Légionnaires du Christ à Rome) qui les avaient battus par 1 à 0 l’an passé, et qui ont gagné 2 Clericus Cup sur 3…
La Clericus Cup réunit 386 footballeurs séminaristes de 69 pays, et la compétition se déroule sur les deux terrains de foot aménagés par les Knights of Columbus à l’Oratoire pontifical Saint-Pierre, un centre récréatif qu’ils ont créé à Rome en  1924.

Un séminariste des North American Martyrs tire au but…

Clericus Cup






Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Humour
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USA : le « crime abominable »

Nombre estimé d'enfants tués par avortement aux États-Unis depuis le 22 janvier 1973, date de l'arrêt Roe vs Wade de la Cour Suprême, selon l'association catholique American Life League, à la date du 28 février 2010 :

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