Mercredi 9 mai 2007
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Animée par des laïcs catholiques la Cardinal Newman Society (www.cardinalnewmansociety.org),
fondée en 1993, s’est donné pour but de contribuer à maintenir l’identité catholique des établissements d’enseignement supérieur créés et/ou soutenus par l’Église américaine.
L’an passé, la Cardinal Newman Society avait dénoncé 24 cas d’établissements ayant reçu des orateurs – notamment au moment des
célébrations de fin d’études (commencement speech) – notoirement hostiles à l’enseignement de l’Église.
J’ai signalé dans
mon article du 3 mai (americatho.over-blog.com/article-10265743.html) le scandale évité à la St. Joseph’s
Academy de St. Louis grâce à la vigilance pastorale de l’archevêque, Mgr Burke.
La Cardinal Newman
Society vient de signaler 11 nouveaux cas d’invitations faites à des personnalités hostiles à l’Église dans des établissements catholiques pour les cérémonies de fin d’études. C’est un
léger progrès, en nombre, par rapport à l’an passé – un progrès auquel n’est sans doute pas étrangère la Cardinal Newman Society –, mais il n’empêche que le scandale perdure et
qu’il ne cessera que quand les ordinaires en auront pris conscience et adopté les mesures qui s’imposent.
Passons en revue ces 11
cas.
1. College of Mount St. Joseph (créé en 1920 par les Sisters of the Charity, Cincinnati, Ohio) : le commencement
speaker sera O’Dell Owens, un pionnier de la fertilisation in vitro.
2. College of St.
Mary (créé en 1923 par les Sisters of Mercy, Omaha, Nebraska) : le commencement speaker sera Roberta Wilhem, directrice de Girls, Inc.,
un groupe soutenant « la liberté de choix des femmes », c’est-à-dire l’avortement.
3. Loyola University (créée en
1837 par les jésuites à Grand Coteau [Nouvelle Orléans], Louisiane) : le commencement speaker sera Julian Bond, président de la National Association for the
Advancement of Colored People (NAACP) qui, à de nombreuses reprises, a soutenu l’avortement.
4.
Marian Court College (fondé en 1966 par les Sisters of Mercy, Swampscott, Massachusetts) : le commencement speaker sera le député du Massachusetts
John Tierny partisan à 100 % de l’avortement.
5. Marquette University (fondée par les jésuites en
1881, Milwaukee, Wisconsin) : l’ancien ministre de l’État du Wisconsin, Vel Phillips, y recevra un doctorat honoris causa alors qu’il a toujours été un partisan de la
reconnaissance juridique du “mariage” homosexuel.
6. Ohio Dominican University (fondée par les dominicains en 1911,
Columbus, Ohio) : le commencement speaker sera le jésuite David Hollenbach, un théologien qui doute que l’avortement soit dans tous les cas
peccamineux.
7. Regis College (fondé par les Sisters of St. Joseph en 1927, Weston, Massachusetts)
: le commencement speaker sera le procureur général de l’État du Massachusetts, Martha Coakley, qui a toujours défendu le mariage homosexuel, l’avortement légalisé et la
recherche sur les cellules-souches embryonnaires.
8. St. Michael’s College (fondé en 1904, Colchester, Vermont) : le
commencement speaker sera le journaliste radio/télévision Cokie Roberts, soutien de l’avortement légal et pourfendeur de Benoît XVI ; sera également
honoré lors de cette cérémonie de fin d’études, le gouverneur du Vermont, John Douglas, défendeur infatigable de l’avortement légal.
9. University of Notre Dame (fondée en 1842 à Notre Dame, Indiana, par le P. Édouard Sorin, un Français de la Congrégation de la Sainte Croix, sur un
terrain acquis par le P. Étienne Badin, un autre Français et qui plus est le premier prêtre catholique ordonné aux États-Unis) : le commencement speaker sera Mary Sue
Coleman, présidente de l’Université du Michigan et défenseur des manipulations des cellules-souches embryonnaires.
10.
Villanova University in Philadelphia (fondée en 1842 par les augustiniens, Villanova, Pennsylvanie) : le commencement speaker sera le journaliste Chris
Matthews, soutien indéfectible de l’avortement légal.
11. Walsh University (créée en 1960 par les Frères
des Écoles chrétiennes, North Canton, Ohio) : le commencement speaker sera le rabbin John Spitzer grand partisan de la reconnaissance du “mariage” homosexuel…
La Cardinal Newman Society n’est pas près de chômer…
Par Daniel HAMICHE
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Vendredi 11 mai 2007
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15:30
Personne, que ce soit un lecteur régulier ou occasionnel de ce blogue, n’est obligé d’accepter pour “argent comptant” ce que j’y consigne.
J’écrivais hier (americatho.over-blog.com/article-10361665.html) que le Boston
College était « tout sauf un foyer d’orthodoxie catholique ». Je sais un peu de quoi je parle. Le Boston College fut un des foyers – soi-disant “catholique” – d’où
partirent les fatwas d’exécration contre le chef d’œuvre de Mel Gibson, La Passion du Christ. Et l’on sait que je suis assez sensible sur cette question… En
voici une nouvelle preuve.
Nos frères et amis de la Cardinal Newman Society (CNS) ont, à juste titre, dénoncé 12 nouveaux scandales de commencement
speaches prononcés dans des établissements catholiques par des personnalités dont les positions publiques s’opposent à l’enseignement de l’Église. La CNS en a toutefois
oublié un…
Pour la prochaine cérémonie de remise des diplômes, le Boston College a invité comme commencement speaker « l’un des plus éminents diplômés
de la Faculté de Droit du Boston College, dont la carrière politique reflète les meilleures valeurs et traditions de l’établissement » selon les mots de John H. Garvey, doyen de
la Faculté de Droit du Boston College.
Mais qui est donc ce “merle blanc” ?
Le député “catholique” Edward (Ed) J. Markey, élu démocrate du Massachusetts depuis 1976 à la Chambre des députés
des États-Unis, ancien étudiant au Boston College et infatigable politicien pro-choix, c’est-à-dire un militant de la contre-culture de mort !
Voilà quelles sont les « meilleures valeurs et traditions » du Boston College, la plus ancienne et la plus grande université jésuite des États-Unis,
dont l’origine remonte à 1827…
Par Daniel HAMICHE
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Mercredi 23 mai 2007
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18:18
Fondée voici plus de 150 ans – le 15 octobre 1855 – par des Jésuites, The University of San Franciso (USF), toujours dirigée par
les fils de saint Ignace, semble s'éloigner de plus en plus de l'esprit de ses fondateurs : une nouvelle preuve vient de nous en être administrée le samedi 19 mai dernier.
Dans un précédent article du 9 mai (americatho.over-blog.com/article-10351512.html), j'avais présenté les 12 nouveaux scandales
dénoncés par la Cardinal Newman Society (www.cardinalnewmansociety.org) de Virginie, relatif au choix contestable de
« commencement speakers » dans 11 établissements catholiques.
Un autre établissement catholique de grande réputation avait échappé à la vigilance de la Cardinal Newman Society : la USF de San Francisco. En effet,
samedi dernier, le McLaren College (faculté) of Business de l'USF, recevait Nancy Pelosi, présidente démocrate
(« speaker ») de la Chambre des Représentants (députés) et militante pro-avortement bien connue, en qualité de « commencement speaker ». En outre, et pour
faire bonne mesure, l'USF accordait, à titre posthume, un doctorat honoris causa à Leo T. McCarthy, ancien étudiant à l'USF et
vice-gouverneur de Californie, décédé le 5 février de cette année, et partisan notoire de l'avortement (il a soutenu le financement fédéral de l'avortement et la distribution du RU-486…).
Patrick J. Reilly, le président de la Cardinal Newman Society envoya le 17 mai un fax au P. Stephen Privett, s.j., président de
l'USF lui demandant de “désinviter” Pelosi et de sursoir à l'hommage à McCarthy : « Vous associez publiquement à une université
catholique des responsables de la “culture de mort” comme l'a qualifiée Jean-Paul II », rappelant au jésuite-président que les évêques américains, en 2004, ont clairement indiqué que
« les institutions catholiques ne devront pas honorer ceux qui agisse en contravention à nos principes moraux fondamentaux. On ne leur donnera ni récompenses, ni honneurs ni tribunes qui
pourraient laisser entendre qu'on soutiendrait leurs actions ». On ne s'étonnera pas que l'USF n'aie pas donné suite. C'est le contraire qui eut été surprenant. Et
l'USF est tellement fière de son “coup” qu'elle y consacre tout une page sur son site officiel (www.usfca.edu/usfnews_stories/Pelosi.html).
Mais le pire, c'est que l'archevêque de San Francisco, George Niderauer avait lui aussi été invité à la cérémonie de l'USF pour y recevoir un doctorat
honoris causa, ce qui engagea la Cardinal Newman Society à le prier de rester chez lui ce jour-là. Il semble bien que l'archevêque le fit. Ouf… Mais quelle honte pour
les jésuites de l'USF !
Nota Bene : je n'ai pu “poster” d'articles depuis vendredi dernier en raison d'un surcroît de travail et surtout des obsèques d'un ami en province. On voudra bien
ne pas m'en tenir rigueur…
Par Daniel HAMICHE
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Vendredi 25 mai 2007
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17:02
Le cardinal Edward Egan, archevêque de New York n'en revient pas !
Le Cardinal's Scholarship Program, lancé en 2005, une vaste campagne de sensibilisation dirigée vers les fidèles de l'archidiocèse, avait pour objectif de lever 158 millions de $
destinés à financer la scolarité d'enfants issus de milieux défavorisés : le système scolaire de l'archidiocèse scolarise près de 112 000 élèves de la maternelle au secondaire (sur 1,7 millions
pour tous les États-Unis).
Jusqu'au 23 mai de cette année, l'archidiocèse n'avait réussi à collecter que 74,5 millions de $, une somme non négligeable mais ne couvrant que la moitié de ce qui était nécessaire.
Puis, soudain, le miracle ! Un particulier, Robert Wilson, financier retraité, vient d'offrir à l'archidiocèse 22,5 millions de $ pour financer le programme scolaire du cardinal.
C'est la plus grosse somme jamais offerte par un particulier à l'Église catholique.
Mais, et c'est là le plus surprenant, Robert Wilson n'est pas catholique : il se définit lui-même comme athée convaincu ! Toutefois, son respect pour l'Église catholique est
total. Il déclarait récemment à un journaliste : « N'ayons pas peur de le dire : sans l'Église catholique il n'y aurait pas de civilisation occidentale ». Ce qui est à la fois courageux
et vrai…
Sa bonne action n'a pas tardé à être suivie d'une autre : un donateur, qui a tenu à rester anonyme, vient d'offrir 4,5 millions de $ pour le programme scolaire du cardinal…
Les écoles catholique de l'archidiocèse de New York disposent aujourd'hui de 8 000 places libres. Grâce au don de Robert Wilson, ce sont plus 3 000 nouveaux jeunes New-Yorkais
qui vont pouvoir être scolarisés sans bourse-déliée pour leurs parents à la prochaine rentrée scolaire (le coût moyen d'une année scolaire tourne autour de 2 100 $).
Par Daniel HAMICHE
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Samedi 23 juin 2007
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18:48
Les médias américains ont abondamment commenté, depuis que le scandale a éclaté en 2002, les abus sexuels d'une partie du clergé catholique américains sur des
mineurs. Les études les plus précises signalent 4 000 prêtres ou diacres impliqués dans ces méfaits depuis 1950, et environ 11 000 cas d'abus sexuels sur mineurs. C'est beaucoup, c'est
trop, c'est beaucoup trop, cela va sans dire. Mais ce que la presse ne commente pour ainsi dire jamais ce sont les affaires d'abus sexuels sur des mineurs commis par des enseignants dans le
système d'éducation publique aux États-Unis !
Le Dr Charol Shakeshaft, une universitaire qui enseigne à la Hofstra University (Hempstead, New York), est spécialiste de cette question, et son rapport rédigé
en 2004 à la demande du US Department of Education (ministère fédéral de l'éducation) démontrait qu'entre 6 et 10 % des élèves de l'enseignement public avaient été au moins
une fois victimes d'un abus sexuel de la part d'un membre du corps enseignant. Elle estimait qu'au cours de la seule décade 1991-2000, au moins 290 000 élèves avaient été victimes d'abus
sexuels de la part des professeurs, c'est-à-dire 100 fois plus de cas que ceux reprochés à des prêtres sur plus d'un demi siècle, et avec, selon moi, une “couverture” médiatique un million de
fois moindre…
Or le législateur de l'État du Delaware (Sénat et Chambre des députés) vient d'approuver, le 19 juin, une proposition qui abolit le délai de prescription de deux ans pour les abus sexuels sur les
mineurs… sauf pour les enseignants du secteur public !
Avec son talent habituel, Bill Donohue, président de la Catholic League a dénoncé le 20 juin ce système de “deux poids, deux mesures” :
« Le degré de corruption de la Chambre des députés du Delaware ne peut être comparé qu'à l'indignation sélective de ses législateurs pour ce qui est des viols d'enfants. Les législateurs
sont complètement et sans exception vendus aux syndicats d'enseignants du public. Les enseignants peuvent tripoter qui bon leur semble. Ils peuvent violer des petits enfants. Et désormais les
voilà protégés cer il sera encore plus difficile de les poursuivre (…) Cette saleté de procédé avait été tenté l'an passé au Colorado. Trois propositions de loi avaient été présentées qui ne
s'appliquaient qu'aux établissement privés mais en exhonéraient les établissements publics. Grâce à la pression de l'opinion publique, l'affaire rata. Quand une [nouvelle] proposition de loi
mettant sur un pied d'égalité le privé et le public fut présentée, un des députés vendu aux syndicats d'enseignants du public, prétendit que l'Église catholique bluffait [en demandant une
égalité de traitement avec le public] et que jamais les évêques ne soutiendraient cette proposition de loi. Il avait tord. » En effet, les évêques du Colorado, Mgr Charles
Chaput, archevêque de Denver, en tête, soutinrent cette proposition de loi « Bien que ce ne soit pas une loi idéale, personne ne pourra contester qu'elle soit équitable »,
déclara-t-il en mai 2006.
Donohue poursuit : « Si une loi décrétait que les enseignants catholiques étaient exhonérés de ses effets destinés à les poursuivre plus facilement dans les affaires
d'abus sexuels sur des enfants, on entendrait des cris et des hurlements sans précédents ni équivalents. Mais quand ce sont les enseignants du public qui obtiennent ce feu vert, alors tout va
pour le mieux dans les entrailles du législateur ».
Par Daniel HAMICHE
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Samedi 21 juillet 2007
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18:32
La Creighton University est une université catholique fondée par les jésuites en 1878 près d’Omaha (Nebraska). Elle possède un département, le
Center for Mariage and Family (CMF), un centre d’études sur le mariage et la famille, avec lequel l’archevêché d’Omaha entretenait des liens très étroits et
depuis fort longtemps. L’archidiocèse est nationalement réputé aux États-Unis pour son programme FOCCUS sur les relations pré-maritales et la préparation au mariage, qui est
largement utilisé par les catholiques et même par de nombreux protestants…
Michael G. Lawler, professeur émérite de théologie catholique à Creighton, directeur du CMF, et un autre chercheur et enseignant de théologie de
cette université, Gall S. Risch ont fait paraître, en juin dernier, un article dans le magazine U.S. Catholic, proposant une autre “approche pastorale”
des relations pré-maritales, autrement dit du concubinage : « Notre proposition pastorale, écrivent-ils, est franche : revenir à l’enchaînement marital des fiançailles (avec un rituel
approprié pour garantir l’engagement commun), puis du rapport sexuel, de l’éventuelle fertilité, enfin du mariage rituel afin de reconnaître et marquer la consommation doublement valide du
mariage et du sacrement ». Les deux auteurs poursuivent : « Un tel processus correspondrait à l’exigence légitime, à la fois sociale et catholique, que l’acte sexuel ne doit s’accomplir
que dans une relation stable »…
Neuf mois auparavant, la Cardinal Newman Society (www.cardinalnewmansociety.org), une association de laïcs catholiques qui se
bat pour que le caractère propre des universités catholiques qui est d’enseigner la doctrine catholique, soit respecté, avait alerté le P. John Schelgel, président de
Creighton, et Mgr Eden F. Curtiss, archevêque d’Omaha, de la curieuse théologie en matière sexuelle de Michael G. Lawler qui écrivait, en avril
2006 dans The Heythrop Journal, avec son confrère Todd Salzman, également professeur de théologie à Creighton, que « les couples
homosexuels peuvent avoir des relations sexuelles qui soient naturelles, raisonnable et donc morales ». La Cardinal Newman Society déclarait que Creighton «
ne pouvait pas être pris au sérieux en tant qu’université dédiée à sa mission catholique dès lors qu’elle permettait que ses
étudiants soient éloignés de la Foi par des théologiens dissidents (…) Un acte aussi effarant est contraire
à ce qu’une université catholique est en droit d’attendre d’authentiques théologiens catholiques, étant sauve la liberté académique. Lawler et Salzman sont
responsables de leurs actes, mais Creighton est responsable en les présentant comme d’authentiques théologiens ».
Mgr Curtiss ayant estimé que la coupe était pleine et que, pour tout dire, elle débordait même franchement, a pris sa plume pour écrire à U.S. Catholic
que « les couples qui [concubinent] hors du mariage, vivent en fait dans un péché objectif ». L’archevêque ajoutait : « Parce que la position des auteurs est contraire à
l’enseignement de l’Église sur le caractère intrinsèquement mauvais de la fornication, j’ai décidé que le diocèse d’Omaha cesse toute relation avec le Center for Mariage and
Family de Creighton University ».
La Cardinal Newman Society, dans un communiqué du 21 juillet, félicite Mgr Curtiss de sa sage décision : « Nous exprimons notre gratitude à Monseigneur
Curtiss d’avoir rompu tout lien avec ce centre, et surtout d’avoir rendu public sa décision permettant ainsi de prévenir les bons catholiques d’un grave scandale ».
Par Daniel HAMICHE
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Jeudi 2 août 2007
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16:39
L’archidiocèse de Philadelphie (Pennsylvanie) va célébrer en 2008 le bicentenaire de sa création, un anniversaire qu’il partagera avec les archidiocèses de Boston
(Massachusetts), Louisville (Kentucky) et New York (New York), également érigés le même jour en 1808. Au cours des deux siècles écoulés, le système scolaire catholique de l’archidiocèse de
Philadelphie s’est puissamment développé : il compte à ce jour 224 établissements. Toutefois, depuis six ans, les inscriptions n’ont cessé de décliner. Dans le primaire, on est passé de 78 921 à
62 559 écoliers (- 21 %) et dans les lycées et collèges de 23 249 à 20 749 (- 10,75 %). Une chute sensible qu’il convenait d’enrayer. Comme on est aux États-Unis où la publicité et le marketing
ne sont, a priori, pas considérés comme des péchés, l’archidiocèse a décidé d’y faire appel pour tenter de stimuler l’intérêt des Philadelphiens envers l’enseignement catholique et de
redresser les courbes d’inscriptions. Une grande campagne de publicité commerciale de promotion a donc été lancée depuis janvier, dont le point d’orgue est la projection d’un court spot
publicitaire dans des salles de cinéma réparties sur tout le territoire de l’archidiocèse, passant sur l’écran une dizaine de minutes avant le film (www.KeepingFaithInMind.org). Commencée le 6 juillet dernier, cette campagne se poursuivra jusqu’au 30 août. La période choisie ne l’a pas été au hasard,
car c’est en cette période de l’année que sortent sur les écrans les « blockbusters » de Hollywood, et celle donc où parents et enfants se rendent le plus volontiers dans les salles
obscures, et, en outre, la rentrée scolaire est toute proche (derniers jours d’août). Le spot publicitaire passe ainsi dans 264 salles de cinéma, avant le “grand film” à la condition que ce
dernier ne soit pas interdit aux mineurs de 13 ans non accompagnés… Le spot est également diffusé dans 187 halls d’accueils de salles de cinéma et diffusé en boucle, tandis que les familles
attendent d’entrer dans la salle.
Par Daniel HAMICHE
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Lundi 26 novembre 2007
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15:34
Il y a presque exactement sept mois, le 25 avril dernier, je suggérais aux lecteurs de ce blogue de garder en mémoire la nomination la veille par le Saint-Siège de
Mgr John C. Nienstedt, ancien évêque de New Ulm (Minnesota), comme coadjuteur de Mgr Harry J. Flynn, archevêque de St. Paul and Minneapolis (Minnesota) [1], ce
dernier devant remettre au Pape le 2 mai prochain sa démission pour limite d’âge : je peux parfois me tromper, mais, croyez-moi, cette démission sera acceptée avec soulagement par Rome… Mgr
Flynn, en effet, a été l’objet de nombreuses plaintes de fidèles de l’archidiocèse notamment pour sa complaisance envers les militants homosexuels pour lesquels il est l’un des
quatre plus « gay friendly » (favorable aux gays) évêques des États-Unis, allant jusqu’à leur confier une paroisse propre, celle de St. Joan of Arc (mon Dieu !),
soutenant leurs parades et leur mode de vie… Les activités de cette paroisse étaient à ce point scandaleuses que le Saint-Siège dut y mettre le holà en 2004. La nomination de Mgr
Nienstedt à la prochaine succession de Mgr Flynn est un soulagement pour tous les catholiques orthodoxes de l’archidiocèse, car ce prélat est assurément plus orthodoxe que
l’archevêque qu’il va remplacer, étant connu pour être un partisan intransigeant de l’enseignement moral catholique et un adversaire résolu du militantisme homosexuel et de tous les
dissidents.
C’est ce qu’ont bien compris les dirigeants de la St. Thomas University de St. Paul, une des plus « libérales » parmi les universités « catholiques » des États-Unis.
Fondée en 1885 par Mgr John Ireland, archevêque de St. Paul and Minneapolis, cette université qui accueille un peu plus de 11 000 étudiants est le plus grand établissement
d’enseignement supérieur de l’État et la seule université aux États-Unis fondée directement par un évêque.
Son conseil d’administration (« Board of Trustees ») – dont une lecture attentive de la liste semble indiquer que tous ses membres ne sont pas des catholiques [2] – , avait jusqu’à
présent, de fondation et selon ses statuts, comme « président » ex officio l’archevêque en titre de St. Paul and Minneapolis. Ce conseil d’administration vient, et à l’unanimité, de
révoquer cette règle statutaire vieille de plus de cent ans tout en nommant président pour cinq ans Mgr Flynn qui, je le redis ne sera plus archevêque en mai prochain. La
manœuvre est cousue de fil blanc : il s’agit d’empêcher tout contrôle statutaire du caractère « catholique » de cette université par son (ex)-futur président : Mgr Nienstedt !
C’est tellement énorme et malhonnête que des étudiants contestent déjà ce scandaleux coup de force : « En abolissant la position ex officio de l’archevêque, l’Université rejette
d’elle-même une relation continue et institutionnelle avec l’Église. Une fois perdue cette relation ecclésiale, nous allons perdre la présence d’une conscience continue au sein du Conseil, et
l’on peut être assuré de notre sécularisation rapide d’ici à quelques années ».
Le plus scandaleux de l’affaire, c’est l’attitude inqualifiable de Mgr Flynn qui a de lui-même, en tant que membre du Board of Trustees, aboli volontairement une
tradition au détriment non seulement de son successeur désigné mais d’un enseignement supérieur vraiment catholique. Pour le dire en terme archaïquement choisi, Mgr Flynn, tout
successeur des Apôtres qu’il est, n’est rien moins qu’un Blackguard…
[1] americatho.over-blog.com/article-6483978.html
[2] www.stthomas.edu/administration/board/default.html
Par Daniel HAMICHE
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Jeudi 28 février 2008
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16:53
J’ai salué ici-même avant-hier (americatho.over-blog.com/article-17078412.html) la sage décision de Mgr Edward K. Braxton, évêque de Belleville (Illinois), d’interdire la conférence du théologien
dissident Luke Timothy Johnson au Newman Catholic Student Center financé par le diocèse. J’avais signalé les contributions éditoriales de
Johnson à Commonweal, le bimensuel “catholique” new-yorkais, sans préciser que ce journal finançait aussi les tournées de conférences de ce dissident : voilà qui est
fait. Mais si la conférence de Johnson est annulée au Newman Catholic Student Center, elle pourrait bien se tenir à la Loyola University of
Chicago, dirigée par les Jésuites, le 12 mars prochain. La Cardinal Newman Society (www.cardinalnewmansociety.org) a écrit le 25 février au R.P. Michael Garanzini, s.j., président de la Loyola, pour le prier de suivre la décision
de Mgr Braxton. Nous allons voir si les Jésuites de la Loyola vont donner suite à ce judicieux conseil – et à la prière récente de Benoît XVI de
les voir abandonner une dissidence à la fois théologique et hiérarchique. Mais j’ai un doute… Cette même Cardinal Newman Society vient de lancer une fort salutaire initiative.
Elle constate, avec une horreur que je partage, que de nombreuses universités catholiques continuen
t à inviter des orateurs dont la doctrine est réprouvée par l’Église : le 13 février, la St. Mary’s
University à San Antonio (Texas), dirigée par les Marianistes, recevait, à l’occasion d’un meeting, Hillary Clinton, la candidate pro-avortement à l’investiture
démocrate, nonobstand l’opposition de l’archevêque de San Antonio, Mgr Jose Gomez ; le St. Norbert College à De Pere (Wisconsin) fit de même le 17 du même mois ;
le St. Peter’s College, un établissement jésuite (encore un !) à Jersey City (New Jersey) avait reçu le 9 janvier ce jocrisse de Barack Obama, cet adepte, à 150
%, de la culture de mort…
Devant une telle obstination à bafouer le “caractère propre” d’une institution d’enseignement catholique, la Cardinal Newman Society a pris une excellente initiative : faire
signer par de nombreuses associations catholiques de dimension nationale une « Déclaration de principe sur les établissements catholiques, le caractère sacré de la vie et l’engagement
politique » (www.cardinalnewmansociety.org/Home/tabid/36/ctl/Details/mid/435/ItemID/99/Default.aspx). Cette déclaration a reçu l’aval de : Ave Maria Radio (www.avemariaradio.net), Catholic Education Foundation (www.catholiced-foundation.org), Catholic Family & Human Rights Institute-C-FAM (www.c-fam.org),
Catholic League for Religious & Civil Rights (www.catholicleague.org), Catholic Medical
Association (www.cathmed.org), Catholic United for the Faith (www.cuf.org), Confraternity of Catholic Clergy (www.catholic-clergy.org), Fellowship of
Catholic University Students-FOCUS (www.focusonline.org), Fidelis (www.fidelis.org/news/nationaljournal_9305.php), Human Life International (www.hli.org), Morley Publishing Group, Inc. (www.crisismagazine.com), National Association of Private Catholic & Independent Schools-NAPCIS (www.napcis.org), Rachel’s Vineyard Ministries (www.rachelsvineyard.org), Seton Home
Study School (www.setonhome.org), Thomas More Law Center (www.thomasmore.org/default-sb_thomasmore.html?755043172) et la Women for Faith &
Family (www.wf-f.org).
C’est une mobilisation très importante – mais d'autres associations devraient s'y rallier – qui devrait ramener à plus de fidélité des universités catholiques oublieuses de leur “caractère
propre”.
Par Daniel HAMICHE
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Jeudi 28 février 2008
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18:30
L’annonce du rappel à Dieu de Dom Gérard Calvet, abbé émérite de Sainte-Madeleine du Barroux, voici à peine quelques heures, emplit de tristesse
tous les gens de bien
, en France et à l’étranger. J’insiste sur ce dernier point, car par un de ces curieux signes que la
Providence fait toujours à ceux qui demeurent éveillés dans la Foi, il se trouve que les Éditions de L’Homme Nouveau viennent, voici quelques jours, de faire paraître, en
brochure, un texte époustouflant de l’américain John Taylor, Restaurer l’éducation chrétienne, qui est la traduction d’un entretien accordé par l’auteur de Poetic
Knowledge à Philippe Maxence, préfacé précisément par Dom Gérard (www.hommenouveau.fr/jeux/jeu_actualite.php). C’est là sans doute le dernier texte écrit et publié du cher bénédictin. James Taylor, « frère Jean-Baptiste », comme nomme affectueusement Dom Gérard dans sa préface, car il est
oblat bénédictin du Barroux, fut un ami de l’abbé émérite, un admirateur d’Henri et d’André Charlier, et demeure le disciple du grand John
Senior. « Rien de ce que nous faisons de beau et de grand, écrit Dom Gérard dans sa préface, pauvres pécheurs que nous sommes, n’échappe à cette
merveilleuse loi de l’imitation des mœurs divines, inscrites dans la Révélation, véritable noblesse de nos vies. Il faut le savoir pour avoir le courage de continuer ». C’est au Ciel
désormais que Dom Gérard va se trouver, pour l’éternité, dans la contemplation des mœurs divines. Qu’il y intercède pour son ami James Taylor et pour nous
tous.
Par Daniel HAMICHE
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