Mercredi 23 juillet 2008
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16:29
Beaucoup de lecteurs de ce blogue doivent désormais mieux connaître le P. Thomas J. Euteneuer qui préside le très bel
apostolat Human Life International que j’ai maintes fois évoqué ici. Le P. Euteneuer vient d’adresser une “lettre ouverte” aux évêques anglicans du monde entier réunis à
Cantorbéry à l’occasion de la XIVe Conférence de Lambeth qui se réunit cette année sur fond de crise, de scissions annoncées et de schisme quasiment accompli. Ceux que la chose intéresse – et
elle le devrait – pourront aller voir ici
le long article que j’ai consacré hier à cette Conférence de Lamberth sur le blogue de L’Homme Nouveau. Je n’y reviens donc
pas.
Le P. Euteneuer a donc fait paraître cette lettre ouverte dans sa “newsletter” du 18 juillet. Je crois très utile de vous la faire lire en traduction française. C'est rude, mais c'est
juste : c'est donc charitable.
« Lors de la Conférence de Lambeth de 1908, vos frères d’une époque plus sensée, avaient posé une condamnation non équivoque des maux de la contraception, de l’avortement et d’autres immoralités
dégradantes. Un siècle plus tard, et en net contraste, un quart des Églises de la Communion anglicane boycottent la Conférence de Lambeth à cause du militantisme homosexuel dans vos rangs, de
votre capitulation devant toutes les formes de politiquement correct, de la chute du nombre de vos fidèles, de l’état apocalyptique de la discipline anglicane dans toute votre église. Cette
situation contradictoire est entièrement votre œuvre – elle n’est pas celle du Saint Esprit – et il n’y a qu’une seule réponse appropriée à apporter à cette situation désespérée, à savoir la
repentance et un retour à la vraie et pleine communion avec l’Église dont vous avez divorcé à cause de votre fondateur.
Avec tous le respect qu’on doit aux personnes et à leurs motivations, les annales historiques de la capitulation doctrinale de l’anglicanisme ont préparé le chemin des problèmes que vous
traversez, des problèmes qui n’ont cessé de s’aggraver au fil du temps. L’Église anglicane a été créée par un acte de rupture d’unité avec l’Église que le Christ a fondée et avec sa succession
apostolique en 1534. Elle a capitulé sur la question fondamentale du divorce et du remariage en 1536 ; elle a dirigé le martyre démesuré de milliers de personnes entre 1534 et 1729 ; elle a rompu
un consensus multiséculaire chez les chrétiens quant à la contraception en 1931 ; elle a franchi un pas sans précédent quant à l’ordination sacerdotale des femmes dès 1944 ; elle s’est
effondrée sur l’avortement en 1967 ; elle a permis l’ordination épiscopale des femmes en 1989 ; et elle a soutenu le clergé ouvertement homosexuel en 2003.
Et pour le dire abruptement, la semaine dernière même, à Londres, deux prêtres anglicans ont été “mariés” par un troisième prêtre anglican lors d’une cérémonie publique qui s’est déroulée sur le
seuil même de votre Conférence – afin de poser un acte public – et à aucun de ces trois, n’a été exigé de compte pour ce péché. Comment cette Église peut-elle être qualifiée de “communion” quand
il n’y a rien d’autre que l’esprit du temps – de tous les temps ? En dressant cette liste d’anomalies je n’ai pas d’autre intention que de remarquer qu’il est temps de cesser de jouer à l’Église
et de commencer à revenir à l’Église.
L’état actuel de déclin laisse peu d’espoir à ce qui survit de votre Église comme corps reconnu de croyants chrétiens. Une partie non négligeable de vos propres évêques en a tellement ras
le bol de cette trahison de la doctrine comme de la discipline qu’elle tient une conférence parallèle à Jérusalem alors que vous vous réunissez dans les salles guindées de Lambeth [1]. Cette
fissure va laisser de manière permanente la Communion anglicane endommagée et démoralisée. Et il n’y a pas que cela : car le contraste entre le déclin accéléré de l’Église anglicane et la fougue
de l’Église catholique n’est rien moins qu’étonnant. Alors que le pape Benoît XVI est à Sydney à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse pour évangéliser le futur, les Anglicans se
demandent s’ils ont encore un futur.
Alors que vous vous réunissez pour cette XIVe Conférence de Lambeth, je vous demande de faire face à la vérité de cet épouvantable désordre où se trouve votre Église et d’y répondre en
authentiques hommes et femmes du Christ, sans craindre d’affronter la décadence morale et le désordre doctrinal chez vous. La barque anglicane est en train de sombrer, non pas parce que Dieu vous
a abandonné, mais parce qu’il y a près de cinq cents ans le roi Henri VIII en a coupé les amarres vous laissant dans une mer démontée par la confusion, autrement dit : le respect humain. Nous
autres, catholiques romains, nous nous tenons sur le Roc de Pierre et nous sommes prêts à vous accueillir de nouveau et avec générosité dans la barque de Pierre, convaincus que votre retour à la
maison renforcera considérablement le Corps du Christ pour l’évangélisation du monde. Aux États-Unis, nous comptons déjà cinq [2] paroisses d’usage anglican : le précédent existe donc pour
recevoir les anglicans dans l’authentique et pleine communion de la seule Église du Christ ! Aucun doute : l’Église romaine a suffisamment de gilets de sauvetage pour tous nos frères séparés
alors même que vous êtes finalement dans l’incapacité de vous tenir à distance des assauts des vents et de l’océan.
[1] En fait, le Palais de Lambeth, résidence de l’archevêque de Cantorbéry, se trouve à Londres. Les travaux de la Conférence de Lambeth se déroulent à l’Université du Kent à Cantorbéry, donc au
sud-est de Londres et tout près de Douvres.
[2] On en compte désormais six avec la toute nouvelle mission catholique de St. Anselm of Canterbury (Corpus Christi, Texas).
Par Daniel HAMICHE
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Samedi 22 août 2009
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08:00
À l’initiative de trois importantes organisations évangéliques, The Center for Public Justice (États-Unis), Cardus (Canada) et The Kirby Laing Institute for Christian Ethics
(Royaume Uni), 68 dirigeants, théologiens et professeurs évangéliques ont signé, le 27 juillet dernier, l’appel « Doing the Truth in Love : an evangelical call for response to Caritas in
Veritate », invitant leur coreligionnaires à répondre avec enthousiasme à l’appel qu’a lancé Benoît XVI dans sa dernière encyclique.
On trouvera ici le texte intégral de cet appel – qui mériterait d’être entièrement traduit. En voici les
tout premiers paragraphes.
« Les récents événements survenus globalement, nous ont éveillés à l’importance d’une réflexion chrétienne soutenue sur la nature et le but de la vie économique, à la fois dans nos sociétés
et dans les autres régions du monde. Par conséquent et en tant que protestants évangéliques nous applaudissons la publication de Caritas in Veritate du pape Benoît XVI.
Nous appelons les chrétiens partout où ils se trouvent, et tout particulièrement nos confrères évangéliques de l’hémisphère Nord, à lire, à travailler et à répondre à Caritas in Veritate
qui identifie le double appel à l’amour et à la vérité dans nos vies de citoyens, d’entrepreneurs, de travailleurs et, plus fondamentalement, chez les disciples du Christ que nous sommes.
(…)
Nous recommandons la manière dont cette encyclique envisage le développement économique comme authentique chemin pour l’épanouissement de l’homme. »
Par Daniel HAMICHE
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Mercredi 21 octobre 2009
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15:00
C’est par la voix autorisée de son président, le cardinal Francis George, archevêque de Chicago, que la Conférence des évêques américains a sans tarder salué les dispositions romaines
annoncées hier et relatives à l’entrée « en masse » des anglicans (épiscopaliens aux États-Unis) dans la pleine et visible communion de l’unique Église du Christ. On trouvera ici sur le blogue Osservatore Vaticano le texte complet
de cette Note traduite pour la première fois en français (traduction non officielle).
Dans un communiqué paru hier peu d’heures après l’annonce par le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, de la prochaine parution d’une Constitution
apostolique de Benoît XVI réglant la question du statut et des structures pour les anglicans désirer entrer dans l’Église, le cardinal George a déclaré :
« Aujourd'hui, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a reçu la notification d’une nouvelle Disposition en forme de Constitution apostolique, émise par le Saint Siège et
visant à la réception dans la pleine communion de l’Église catholique de groupes issue de la tradition anglicane. L'USCCB est toute disposée à collaborer dans l’application de cette
Disposition dans notre pays.
« Cette mesure du Saint Siège répond à de nombreuses demandes reçues à Rome et provenant de groupes d’anglicans cherchant une réunion en corps. Cette disposition reconnaît dans son
application le désir d’un certain nombre d’anglicans (épiscopaliens) de vivre la foi catholique dans une communion pleine et visible avec le Siège de Pierre, tout en maintenant un certain nombres
d’éléments de leur traditions liturgiques, spirituelles et de vie ecclésiale quand elles sont en accord avec la foi catholique.
« Cette Disposition, au service de l’unité de l’Église, nous appelle aussi tous à joindre notre voix à la Prière sacerdotale de Jésus pour que “tous soient un” (Jean, 17, 21) alors que
nous cherchons une plus grande communion avec tous nos frères et sœurs avec lesquels nous avons en commun le baptême. Pendant 45 ans, notre Conférence épiscopale a été engagée dans le dialogue
œcuménique avec l’Église épiscopalienne qui est la Province historique de la Communion anglicane en Amérique du Nord. Les évêques catholiques des États-Unis demeurent engagés à
rechercher une plus profonde unité avec les membres de l’Église épiscopalienne grâce aux instruments du dialogue théologique et de la coopération dans des activités qui font avancer la
mission du Christ et le bien-être de la société. »
Par Daniel HAMICHE
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Mercredi 21 octobre 2009
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18:00
Le professeur Ed Peters ne doit plus être inconnu des lecteurs réguliers de ce blogue. Pour les visiteurs furtifs, qu’ils aillent se renseigner ici, là et encore là notamment : cela en vaut la peine car Ed Peters est assurément l’un des meilleurs spécialistes en droit canon des États-Unis.
Hier, sur son blogue In the Light of the Law (ici) et sous le titre « Premières
réflexions sur l’Ordinariat anglican », Ed Peters réagissait à chaud à l’annonce par le Saint Siège de la prochaine publication d’une Constitution apostolique visant à procurer aux
anglicans aspirant à entrer dans l’Église un statut et une structure taillées “sur mesure”.
Lisez attentivement le texte qui suit : c’est plein d’enseignements.
« Une annonce intéressante qui a été faite aujourd’hui par la Congrégation pour la doctrine de la Foi [CDF] nous alerte sur une prochaine constitution apostolique établissant un
“ordinariat personnel pour les anglicans entrant dans l’Église catholique”. Tant que ce document lui-même n’est pas publié, on devra se contenter de ne donner que quelques observations.
« Une “constitution apostolique” est le type de document que le Saint Siège utilise pour les dispositions canoniques et disciplinaires les plus considérables pour l’Église. Ce n’est pas, donc, un
simple “décret” (CIC [Codex Iuris Canonici] 1983, canon 29 et suivants), ou une “instruction” (CIC 1983, canon 34).
Établir un “ordinariat personnel” est en quelque sorte une nouveauté dans le droit canon moderne, bien que cet ordinariat sera apparemment similaire aux “archi/diocèses personnels” comme ceux
qu’on institue pour les militaires (CIC 1983, canon 368 et constitution apostolique Spirituali militum), ou aux prélatures personnelles (CIC 1983, ccanons 294 à 297) dont l’Opus
Dei semble être jsuqu’à présent le seul exemple. On s’interroge alors pourquoi ces deux structures n’ont apparemment pas semblé adéquates pour recevoir les anglicans, et pourquoi on en a
inventé une troisième ?
Nous verrons.
Quoi qu’il en soit, l’idée d’un “ordinariat personnel” est un autre signe – je pense – de la tendance inévitable à s’éloigner des unités juridictionnelles purement territoriales dans
l’Église romaine pour se diriger vers un plus grand usage des juridictions personnelles. Cette tendance est nette dans le Droit canon occidental de la fin des années 1960 (voyez, par
exemple, « Principes guidant la révision du Droit canon » au n. 8 du synode des évêques de 1967), et cela se reflète dans le Code de 1983 (par exemple dans les canons 372 et 518). Pourvu que ce
changement se poursuive de manière ordonnée, je pense que c’est une mesure qui va dans la bonne direction pour des gens qui en sont venus à se considérer moins identifiés avec différentes
réalités locales qu’avec des regroupements sociaux. Assurément, d’autres groupes dans l’Église vont observer le projet anglican avec l’idée d’appliquer ces structures innovantes à leur propres
sphères.
Enfin, cela me surprend un peu que la CDF soit, en l’occurrence, le dicastère pilote dans cette affaire. Les dispositions pour des “églises particulières” proviennent généralement de la
Congrégation pour les évêques (constitution apostolique Pastor bonus, n. 75-76) et non de la CDF. Alors que les questions théologiques (et il y en a quelques-unes dans ce
dossier, bien sûr) sont mieux traitées par les experts en doctrine de la CDF, les questions organisationnelles (et elles sont nombreuses dans ce cas) semblent devoir plutôt être laissées
aux experts administratifs de la Congrégation des évêques. Mais, je suis bien sûr que quelqu’un y a déjà réfléchi.
Je vais garder plus que jamais les yeux ouverts sur ce cas. Qui est, comme je l’ai dit, intéressant. »
Par Daniel HAMICHE
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Vendredi 20 novembre 2009
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14:27
Dans une initiative sans précédent par son ampleur, plus de 125 dirigeants catholiques (dont 14 cardinaux, archevêques et évêques), évangéliques et orthodoxes ont signé et rendu public
aujourd’hui à midi, lors d’une conférence de presse tenue au National Press Club de Washington D.C., une longue déclaration en défense du caractère sacré de la vie, du mariage traditionnel
et de la liberté des religions – entendue au sens de la Constitution américaine.
Cette déclaration est le fruit de plusieurs mois de dialogue entre dirigeants catholiques, évangéliques et orth
odoxes, qui a culminé à New York le 28 septembre dans une grande réunion d’environ cent responsables chrétiens : d’où le nom de
cette déclaration « The Manhattan Declaration » (le site est ici).
On peut y lire notamment ce qui suit :
« Nous sommes des chrétiens réunis au-delà des limites historiques de nos différences ecclésiales pour affirmer notre droit – et, de manière plus importante, pour adhérer à notre devoir – de
parler et d’agir pour défendre ces vérités. Nous nous sommes jurés les uns aux autres, et nous jurons à nos fidèles, qu’aucun pouvoir sur terre, qu’il soit culturel ou politique, ne pourra nous
intimider [et nous contraindre] au silence ou à l’acceptation.
« Nous reconnaissons le devoir d’être soumis aux lois même quand elles ne nous plaisent pas, sauf dans le cas ou ces lois sont profondément injustes ou exigent de ceux sur qui elles s’appliquent
de faire quelque chose d’injuste ou d’immoral.
« Nous ne nous soumettrons pas à tout décret qui prétendrait obliger nos institutions à participer à l’avortement, à la recherche qui détruit l’embryon, au suicide assisté, à l’euthanasie ou à
tout autre action s’attaquant à la vie. Nous ne nous inclinerons pas davantage à toute règle qui prétendrait nous contraindre à bénir des partenariats sexuellement immoraux, à les considérer
comme un mariage ou tout équivalent, ou à nous retenir de proclamer la vérité, telle que nous la connaissons, sur ce qui est moral ou immoral, sur le mariage et la famille. »
Encore un magnifique sursaut moral et spirituel de l’Amérique et une déclaration des droits de la conscience universelle !
Par Daniel HAMICHE
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Vendredi 27 novembre 2009
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12:00
Il y a exactement six jours, le 20 novembre dernier, j’attirais votre attention sur un événement sans précédent : « plus de 125 dirigeants catholiques (dont 14 cardinaux, archevêques et
évêques), évangéliques et orthodoxes ont signé et rendu public aujourd’hui à midi, lors d’une conférence de presse tenue au National Press Club de Washington D.C., une longue déclaration en
défense du caractère sacré de la vie, du mariage traditionnel et de la liberté des religions – entendue au sens de la Constitution américaine. » (voir ici, et
photo de l’événement).
Il s’agit là, n’en doutons pas, de la naissance sous nos yeux d’un formidable mouvement de désobéissance civique fondé sur plusieurs « points non négociables », pour reprendre une terminologie
catholique qui a largement “percé” dans toutes les communautés chrétiennes.
En six jours, cette déclaration historique a été signée par près de 160 000 personnes (dont 4 nouveaux évêques catholiques) ! Les initiateurs de cette déclaration espèrent 1 million de
signataires. Il y en aura beaucoup plus… car rien ne vous interdit de la signer, amis lecteurs d’americatho : je viens moi-même de le faire !
Sources : LifeSiteNews et Manhattan
Declaration
Par Daniel HAMICHE
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Mercredi 24 février 2010
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18:30
L’événement est considéré comme « historique ». C’est en tous les cas une grande première et on doit la situer dans le débat qui fait rage aux États-Unis sur l'ObamaCare et bien
d'autres préoccupantes « questions de société ».
Le cardinal Francis George, archevêque de Chicago, et président de la Conférence épiscopale des États-Unis, a été invité le 23 février dernier par la Brigham Young University
(Provo, Utah) qui se trouve être l’université de la Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, c’est-à-dire des mormons ! Le cardinal avait répondu à l’invitation des dirigeants mormons
de l’université pour y prononcer un discours sur le thème : « Catholiques et Saints des Derniers Jours (Latter-day Saints) : partenaires dans la défense de la liberté religieuse. » C’est
le premier cardinal de la Sainte Église catholique a y avoir jamais été invité.
Cela pourra surprendre quelques lecteurs français rendus méfiants par des comportements d’épiscopes nationaux, ou éprouvant quelques dubia sur la « liberté religieuse ». Mais, dans ce
cas particulier, nous sommes dans un contexte américain et même si le discours du cardinal ne le précise pas, les catholiques et les mormons ont été, notamment, le fer de lance de la campagne qui
s’est déroulée avec succès en Californie pour faire annuler par référendum la loi de l’État sur le “mariage” entre personnes de même sexe. Un succès qui a coûté cher aux mormons : nombreux
fidèles agressés et molestés par les homosexualistes, un temple réduit en cendres…
Le cardinal n’a pu que saluer les combats communs menés par les catholiques et les mormons, combats qu’il qualifie de « rempart vital » contre ceux qui, dans la société américaine,
veulent « réduire la religion à une réalité purement privée » ou s’attaquent à la liberté de conscience : « Quand le gouvernement omet de protéger les consciences de ses citoyens, il
revient aux institutions religieuses de les défendre. » La vraie liberté religieuse, souligne le cardinal, ne signifie pas seulement la liberté de rendre un culte ou « des droits
individuels au respect des consciences tant que cela ne gêne personne », mais elle signifie le droit « de s’exprimer dans l’arène publique ». Le cardinal a déclaré ne pouvoir que se
louer de la coopération entre catholiques et mormons pour défendre les droits à la conscience des personnels de santé et des institutions qui ne veulent pas participer à l’avortement ou à
l’euthanasie, et défendre la conception du mariage en tant qu’union d’un homme et d’une femme.
Les 22 700 mormons présents au Mariott Center, situé sur le campus de l’université, firent une ovation debout au cardinal George à l’issue de son discours…
Par Daniel HAMICHE
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Vendredi 2 avril 2010
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19:00
En novembre dernier, j’avais attiré votre attention sur une initiative œcuménique sans précédent aux États-Unis : la
Manhattan Declaration (tirant son nom du quartier de New York où elle préparée ; elle fut signée à Washington D.C.), visant à mobiliser les chrétiens pour la défense de la vie,
du mariage et de la liberté de religion. Vous trouverez plusieurs articles traitant de cette initiative sur ce blogue : notamment ici,
ici et là.
Un communiqué que je reçois aujourd’hui de cette initiative, me signale que près d’un demi-million de chrétiens ont déjà signé cette déclaration. Rien ne vous empêche de la signer vous-même…
C’est ici !
Par Daniel HAMICHE
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