Lors d’un « atelier de réflexion » qui s’est récemment tenu dans le cadre de la paroisse Our Lady of Mercy à Hicksville (New York), le Père pauliste Frank DeSiano, président de la
Paulist National Catholic Evangelization Association, un ministère destiné principalement aux catholiques qui ne pratiquent plus, a donné des chiffres
inquiétants.
Au plan national et en moyenne, 32 % des catholiques baptisés ne vont jamais – ou très rarement – à l’église ; 24 % s’y rendent quelques fois dans l’année ; 21 % au moins une fois par mois. Seuls
23 % des baptisés catholiques pratiquent au moins une fois par semaine. Chez les catholiques nés et élevés après le concile de Vatican II, les chiffres sont encore pire 1. C’est en
autre chez les baptisés catholiques qu’on compte le plus fort pourcentage de personnes ayant passé à une autre “dénomination”.
Comment faire revenir ces catholiques oublieux, apathiques et à la faible identité catholique, au bercail ? C’est aujourd’hui un des thèmes majeurs de l’apostolat aux États-Unis et la
préoccupation des évêques. Ces derniers s’appuient sur toutes les ressources médiatiques disponibles aujourd’hui. On a vu, ici, que l’évêché de Dallas (Texas) n’hésitait pas à recourir à des
publicités “flancs-de-bus”. Le diocèse d’Omaha (Nebraska) ou l’archidiocèse de Providence (Rhode Island) financent des campagnes d’annonces à la télévision ou sur internet en coopération avec
Catholics Come Home qui produit ce type de vidéos très professionnelles que vous pourrez découvrir ici. Ce “chantier” est énorme et les
initiatives nombreuses. Ce défi sera-t-il relevé ? En tous cas, je m’efforcerai de suivre tout cela pour vous.
1. Voir ici les résultats des
sondages Gallup depuis une soixantaine d’années.




Je me demande s’ils se sont aperçus qu’en fait, la plupart des « praticants » actuels sont ceux qui ont été formés avec l’ancien « petit catéchisme ». Il faudrait de toute urgence reprendre les catéchismes traditionnels, au moins avec les enfants, afin de cesser cette terrible erreur de ne former qu’à demi. Il faut des catholiques complets!
Même à Rome, on ne semble pas ce rendre compte que la formation catéchétique actuelle est infantile et terriblement incomplète. À quand un nouveau petit catéchisme, universel, pour enfants (et obligatoire)?
Très intéressant à observer sur http://www.catholicscomehome.org/ (le lien auquel vous renvoyez), c’est qu’on y trouve un bouton « Trouver des paroisses à proximité ». Il est ensuite proposé de choisir la langue de la messe, latin y compris. Les messes officielles « rite extraordinaire » sont ainsi indiquées.
Voilà qui fait rêver si l’on compare à la situation française…
Vous avez raison, Perpétue. Si j’observe ce qui se passe dans les lieux de culte « rite extraordinaire » officiels, votre observation a même un caractère inquiétant : il y a sans l’ombre d’un doute un énorme travail qui se fait et beaucoup de générosité de la part tant des prêtres que des fidèles. La formation néanmoins est l’énorme point faible. Si nous n’y prenons pas très sérieusement garde, nous pourrions nous laisser aller avec le temps à l’illusion d’une restauration de l’Eglise, à travers le rite tridentin, tout en intégrant inconsciemment car de façon douce bien des principes de « l’esprit du concile »…
Ce n’est pas seulement le catéchisme traditionnel qui est à réintégrer, mais tout ce qui va avec, une éducation radicalement catholique depuis la plus tendre enfance, une conception des rapports humains, de la morale (présentée sous son aspect positif, mais sans omettre la prudence), du mariage, etc. C’est toute une société qui est à ramener aux sources de la vie chrétienne.
Le drame est que la plupart des prêtres, même de « rite tridentin », sont eux-mêmes en train de revenir à ces sources dont ils ignorent encore bien des tenants et aboutissants.
Dieu est là néanmoins, et sa grâce peut tout.
Bon, je fais partie des 32 %, mais, chut, ne le répétez pas ! En plus je suis pro-vie et approuve l’église dans ce combat…. Mais si elle veut me faire rentrer au bercail, je lui demanderai : savez-vous réellement si je suis dedans ou dehors ? On peut être dedans avec le corps et dehors avec l’esprit … et vice-versa .